De nos jours, les femmes accèdent de plus en plus à des fonctions qui étaient autrefois réservées aux hommes tant dans le monde professionnel que dans le monde des métiers et de l’industrie. Lorsque en 1977, au Canada, la loi fédérale a reconnu les droits des femmes, cette reconnaissance a eu de très importantes répercussions sur la langue. A partir de 1979, le Québec a commencé à féminiser les titres de fonctions des appellations professionnelles. En 1991, l’Office de la langue française a publié une œuvre qui s’intitule Au féminin : guide de féminisation des titres de fonction et des textes, et aujourd’hui, la féminisation des titres traduit une réalité sociologique incontournable.
En France en 1999, l’Institut national de la langue française a publié un guide intitulé : Femme, j’écris ton nom... Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions. Donc aujourd’hui, en France aussi, on assiste à l’accélération du processus de féminisation dans les administrations aussi bien que dans la langue courante. Ainsi, les formules telles que « Madame la ministre » s’emploient de plus en plus et le féminin de « ministre » est entré dans Le Nouveau Petit Robert.
Unités 8 et 9 permettent à l’étudiant de prendre connaissance du vocabulaire technique usuel à utiliser dans le monde du travail et à reconnaître l’importance des règles de la féminisation dans le milieu du travail au Canada et ailleurs.