De prime abord, rien ne semble plus facile que la rédaction des lettres, et pourtant tel n’est pas le cas, car la lettre exprime nos habitudes culturelles spécifiques, et ces habitudes peuvent changer même au sein d’un groupe culturel ou linguistique. Au Canada, par exemple, on n’écrit pas de la même façon qu’en France ou que dans d’autres pays francophones. Aussi pour écrire en français faut-il être conscient de ces faits et faire les adaptations qui s’imposent.
Il faut aussi être conscient de la grande variation des niveaux de langue dans la rédaction des lettres. On n’écrit pas de la même façon une lettre à ses proches ou à ses amis (une lettre privée ou familière) et une lettre officielle. C’est pour cela qu’il existe plusieurs types de lettres en français (aussi bien qu’en anglais).
Pour la correspondance d’affaire, il faut écrire dans une langue claire et simple afin que le destinataire puisse comprendre le message sans ambigüité. Cela ne veut pas dire qu’il faut être maladroit ou utiliser un vocabulaire pauvre, mais plutôt qu’il faut faire passer le message en respectant la clarté et la simplicité. La précision, la courtoisie et la clarté doivent être les principales qualités de cette sorte de lettres.
Unité 5 traite des règles propres à la rédaction des lettres d’affaire. Elle énumère des stratégies qui aideront l’étudiant à transmettre un message en respectant les principes de clarté, de simplicité, de courtoisie et de précision. Elle permet aussi de prendre connaissance des règles régissant la disposition des diverses parties de la lettre.
Avant de rédiger la lettre, le rédacteur doit se poser les questions suivantes :